Il ne faut pas oublier, que la crise n'arrête pas une chose ici: les rafles des sans papiers....
Peu importe leur histoire, leur âge, ce qu'ils ont construit ici, ce qui les attend là-bas... Non peu importe.
Et des collègues, un matin, trouvent une chaise vide dans leur classe...
Montage réalisé par Mégaphone01 sur Dailymotion
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mercredi 3 juin 2009
mercredi 4 février 2009
Humanité...
Chez la family'zep, on essaie de se tenir au courant du devenir des sans-papiers en France.Nous sommes convaincus, que si des personnes tentent un périple aussi risqué et à l'issue incertaine, ce doit être parce que leur vie dans leur pays ne doit pas ressembler à la vie.
Nous trouvons insensé cette idée d'immigration choisie, de quotas, qui vident les pays les plus pauvres de leurs habitants les plus formés, ceux là même qui pourraient participer au développement de leur pays. C'est évident qu'il s'agit de la solution aux problèmes d'immigration!!!
Nous n'avons pas de solutions miracles! Il nous apparaît juste inhumain de traiter les sans papiers comme le fait actuellement le gouvernement....
Il raconte le destin d'Iraniens, de Kurdes, à la recherche d'une vie meilleure en Europe, via la Turquie.
Ce film est beau, bouleversant...
Et OURS s'est dit, qu'il allait vite se dégager du temps pour (re)participer aux permanences du Réseau Education Sans Frontières.
Allez le voir, allez-y!
Quant à ce qui se passe en France, à nouveau un petit aperçu, avec ce message du RESF, datant du 22/01/2009.
Djessy a 12 ans, elle est congolaise. Elle était élevée à Brazzaville par sa grand-mère. Mais cette dernière, vieillissante et malade, ne pouvait plus s'occuper d'elle. Le père de Djessy ayant disparu, elle est envoyée au Bénin, chez un oncle, il y a 4 ou 5 mois.
Hier soir, Félicité, la mère de Djessy (qui est en situation régulière) reçoit un coup de fil de l'oncle lui disant qu'il place l'enfant dans un avion pour Paris (avec un passeport bricolé, peut-on supposer). Pour aller la chercher Félicité (qui n'est pas en très bonne santé) se fait accompagner d'une amie.
A l'arrivée, à 6h du matin, l'enfant (12 ans !), sa mère et l'amie sont interpellées et placées en garde à vue.
On en est là à l'heure où nous écrivons. On peut supposer que l'argumentation du gouvernement pour justifier l'injustifiable sera qu'on ne peut pas laisser entrer tout le monde, même les enfants, avec des faux papiers. Peut-être, mais la bonne question est à poser en amont : la politique de refus systématique du regroupement familial et des visas pour « freiner l'immigration familiale » aboutit à placer les familles dans des situations impossibles. Comment laisser les enfants au pays, livrés à eux-mêmes, réduits à l'indigence, dans des pays pauvres. Les familles font ce que tout le monde tenterait à leur place : sauver les enfants en les faisant rejoindre leur père ou leur mère dans le pays où ils vivent.
C'est ce qu'avait fait Williana (jeune congolaise internée quatre jours en zone d'attente pour avoir possédé un faux passeport), c'est ce qu'a peut-être fait l'oncle de Djessy. C'est illégal, sans doute mais c'est parfaitement légitime. Quand les lois placent les gens dans l'obligation de les enfreindre, c'est que les lois sont mauvaises et qu'il faut les changer.
En attendant, les victimes de ces lois iniques sont Djessy en garde à vue à l'âge de 12 ans, sa mère, ses deux autres enfants (Prince, 6 ans, et Lisa, 3 ans), Regina, l'amie embarquée dans cette histoire de fous malfaisants et ses quatre enfants pour l'heure privés de leur mère.
Il faut que ça cesse ! Que Djessy, Félicité et Régina soient immédiatement libérées. Et que les textes qui engendrent ces situations soient abrogés au plus vite.
Hier soir, Félicité, la mère de Djessy (qui est en situation régulière) reçoit un coup de fil de l'oncle lui disant qu'il place l'enfant dans un avion pour Paris (avec un passeport bricolé, peut-on supposer). Pour aller la chercher Félicité (qui n'est pas en très bonne santé) se fait accompagner d'une amie.
A l'arrivée, à 6h du matin, l'enfant (12 ans !), sa mère et l'amie sont interpellées et placées en garde à vue.
On en est là à l'heure où nous écrivons. On peut supposer que l'argumentation du gouvernement pour justifier l'injustifiable sera qu'on ne peut pas laisser entrer tout le monde, même les enfants, avec des faux papiers. Peut-être, mais la bonne question est à poser en amont : la politique de refus systématique du regroupement familial et des visas pour « freiner l'immigration familiale » aboutit à placer les familles dans des situations impossibles. Comment laisser les enfants au pays, livrés à eux-mêmes, réduits à l'indigence, dans des pays pauvres. Les familles font ce que tout le monde tenterait à leur place : sauver les enfants en les faisant rejoindre leur père ou leur mère dans le pays où ils vivent.
C'est ce qu'avait fait Williana (jeune congolaise internée quatre jours en zone d'attente pour avoir possédé un faux passeport), c'est ce qu'a peut-être fait l'oncle de Djessy. C'est illégal, sans doute mais c'est parfaitement légitime. Quand les lois placent les gens dans l'obligation de les enfreindre, c'est que les lois sont mauvaises et qu'il faut les changer.
En attendant, les victimes de ces lois iniques sont Djessy en garde à vue à l'âge de 12 ans, sa mère, ses deux autres enfants (Prince, 6 ans, et Lisa, 3 ans), Regina, l'amie embarquée dans cette histoire de fous malfaisants et ses quatre enfants pour l'heure privés de leur mère.
Il faut que ça cesse ! Que Djessy, Félicité et Régina soient immédiatement libérées. Et que les textes qui engendrent ces situations soient abrogés au plus vite.
samedi 17 janvier 2009
R.E.S.F.
OURS a un moment milité au Réseau Education sans Frontières.
Et puis petit ours brun et petit ourse brune sont arrivés et le temps a manqué pour continuer à s'investir dans les permanences....
Pour autant, nous continuons à nous tenir au courant de leurs actions et surtout des rafles quotidiennes.
Ce blog va nous permettre aussi de relayer leur actualité et la "vie" des immigrés en France.
Vous trouverez aussi le lien vers le site du réseau.
Pour commencer .... UNE DANGEREUSE HISTOIRE DE FOUS
"Mme Guilene Nkagosso, épouse Menghat, résidente jocondienne (habitante de Joué-Lès-Tours, 37) de nationalité congolaise ne peut plus rentrer sur le territoire français depuis juillet dernier suite à un voyage au Maroc pour raison familiale. Les autorités françaises ont décidé que son passeport congolais était falsifié. Elle est pourtant en situation tout à fait régulière en France.
Son mari et ses 5 enfants vivent et sont scolarisés à Joué. Son mari est arrivé en France en 2001, il a un titre de séjour et a un travail régulier. Elle l'a rejoint en avril 2004, et ses deux derniers enfants sont nés en France. Elle travaillait en CDI jusqu'au mois de juillet, emploi qu'elle a bien sûr perdu en raison de son absence. Comble de l'absurde, la préfecture d'Indre-et-Loire lui a signifié par courrier pendant son absence qu'elle pouvait venir chercher son nouveau titre de séjour.
Le 21 juillet, revenant de voyage, elle est arrêtée à l'aéroport et réexpédiée au Maroc. Elle y est arrêtée et comme elle n'a plus le droit d'y séjourner, elle y condamnée à un mois de prison ferme (qu'elle effectue) et deux mois avec sursis. Elle était enceinte, elle perd son bébé et tombe malade.
Ayant purgé sa peine, elle tente la semaine dernière de rejoindre son mari et ses enfants. Et le cauchemar recommence… nouvelle arrestation, nouvelle menace de la renvoyer au Maroc où, à coup sûr, elle sera de nouveau emprisonnée, pour plusieurs mois cette fois… Kafka, reviens, ils sont devenus fous !
Elle a été transférée ce soir dans un hôpital en raison de son état de santé. Si on n'intervient pas, elle risque d'être très rapidement, dès demain, rééxpédiée vers les prisons marocaines…
Monsieur Besson a souhaité prendre la relève du ministre de la Rafle et du drapeau Hortefeux. Le voilà aux commandes et en situation de donner sa mesure : le destin de Guilene Nkagosso basculera-t-il vers les geôles du Maroc ou vers la vie avec ses cinq enfants à Joué-Lès-Tours.
Vous pouvez manifester votre soutien en envoyant fax et mail au ministère.
Et puis petit ours brun et petit ourse brune sont arrivés et le temps a manqué pour continuer à s'investir dans les permanences....
Pour autant, nous continuons à nous tenir au courant de leurs actions et surtout des rafles quotidiennes.
Ce blog va nous permettre aussi de relayer leur actualité et la "vie" des immigrés en France.
Vous trouverez aussi le lien vers le site du réseau.
Pour commencer .... UNE DANGEREUSE HISTOIRE DE FOUS
"Mme Guilene Nkagosso, épouse Menghat, résidente jocondienne (habitante de Joué-Lès-Tours, 37) de nationalité congolaise ne peut plus rentrer sur le territoire français depuis juillet dernier suite à un voyage au Maroc pour raison familiale. Les autorités françaises ont décidé que son passeport congolais était falsifié. Elle est pourtant en situation tout à fait régulière en France.
Son mari et ses 5 enfants vivent et sont scolarisés à Joué. Son mari est arrivé en France en 2001, il a un titre de séjour et a un travail régulier. Elle l'a rejoint en avril 2004, et ses deux derniers enfants sont nés en France. Elle travaillait en CDI jusqu'au mois de juillet, emploi qu'elle a bien sûr perdu en raison de son absence. Comble de l'absurde, la préfecture d'Indre-et-Loire lui a signifié par courrier pendant son absence qu'elle pouvait venir chercher son nouveau titre de séjour.
Le 21 juillet, revenant de voyage, elle est arrêtée à l'aéroport et réexpédiée au Maroc. Elle y est arrêtée et comme elle n'a plus le droit d'y séjourner, elle y condamnée à un mois de prison ferme (qu'elle effectue) et deux mois avec sursis. Elle était enceinte, elle perd son bébé et tombe malade.
Ayant purgé sa peine, elle tente la semaine dernière de rejoindre son mari et ses enfants. Et le cauchemar recommence… nouvelle arrestation, nouvelle menace de la renvoyer au Maroc où, à coup sûr, elle sera de nouveau emprisonnée, pour plusieurs mois cette fois… Kafka, reviens, ils sont devenus fous !
Elle a été transférée ce soir dans un hôpital en raison de son état de santé. Si on n'intervient pas, elle risque d'être très rapidement, dès demain, rééxpédiée vers les prisons marocaines…
Monsieur Besson a souhaité prendre la relève du ministre de la Rafle et du drapeau Hortefeux. Le voilà aux commandes et en situation de donner sa mesure : le destin de Guilene Nkagosso basculera-t-il vers les geôles du Maroc ou vers la vie avec ses cinq enfants à Joué-Lès-Tours.
Vous pouvez manifester votre soutien en envoyant fax et mail au ministère.
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