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mardi 9 février 2010

Le grand soir....

J'avoue j'avoue.... je rêve utopiquement, naïvement du GRAND soir, celui où tout le monde sera dans la rue, le temps de la grève générale, des luttes qui l'emportent...

Une façon de ne pas désespérer de mon métier sûrement!

Alors à quand la grève illimitée et l'enrôlement des autres collègues???
Commençons par les suivre eux de près!

lundi 25 mai 2009

Et demain...

... c'est grève!
Mais une fois n'est pas coutume, nous ne ferons pas grève....
Tout simplement, car j'ai une sortieprévue avec ma classe et que je ne peux pas la repousser!

Mais comme il ne faudrait pas oublier trop vite quelqu'unes des raisons de cet énième mouvement, un petit texte.
Un peu long d'accord, mais tellement édifiant et convaincant (enfin si il faut vraiment convaincre ENCORE!)

Il s'agit d'un discours d'un universitaire, lors de rencontres organisées par la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité.

Alors bonne lecture et bonne grève !

Brève comparaison entre> la loi « hôpital, patients, santé et territoire » (dit Bachelot)> et les lois Pécresse (mai 2009)

HOPITAL / UNIVERSITE
Idée : L’université emprunte le même chemin que l’hôpital public - l’hôpital a, si l’on peut dire, une longueur d’avance sur l’université

Au départ, deux convictions (côté gouvernement)
1/ alléger les dépenses publiques, c’est se donner les moyens d’alléger les impôts, donc de libérer l’épargne des plus riches : c’est leur donner les moyens d’investir dans l’économie, de créer des entreprises, de créer des emplois, de donner du pouvoir d’achat aux gens, et de relancer la croissance
=> des riches plus riches, c’est bon pour la collectivité nationale
2/ le progrès passe par le développement de l’esprit de compétition : c’est comme ça que chacun est encouragé à se dépasser, à faire mieux, donc à faire du bien aux autres
2 objectifs principaux
- réduire les impôts, donc réduire les dépenses publiques
- introduire de la concurrence là où il n’y en a pas ou peu

Où ça ?
- là où il y a des fonctionnaires, c’est-à-dire dans les trois grandes fonctions publiques : celle de d’Etat, celle des collectivités territoriales, celle de l’hôpital
- là où on dépense l’argent public (services publics étatiques notamment)
- là où prévaut autre chose que la logique de la compétition (solidarité, coopération, redistribution…)

En disant quoi ?
- que les dépenses publiques sont improductives (ce qui est faux : investir dans les routes, les écoles, les transports, la sécurité, le développement des territoires, c’est bon pour « l’économie réelle », ça contribue à élever la productivité d’un pays)
- qu’elles ont abouti à d’immenses bureaucraties qui fonctionnent mal (ce qui est vrai en partie) - qu’il faut donc recentrer l’Etat sur son « cœur de métier » (emprunt au management) : défense, sécurité intérieure, justice, économie/finances
- qu’il faut donc réduire son périmètre d’intervention : non seulement dans les services publics dits industriels et commerciaux (qui ont presque tous été privatisés - La Poste étant le dernier à y passer) mais aussi dans tous les autres services publics où prévalait jusque là, au nom de leur caractère fondamental, un principe de gratuité ou de quasi-gratuité : notamment la santé, l’éducation, la culture

Au nom de quoi ?
de la stratégie de Lisbonne (« faire de l’UE l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde d’ici 2010) => domaines privilégiés = recherche, éducation, santé

I. ­ Logique d’ensemble : un système à 2 vitesses
affaiblir le service public pour favoriser le développement d’une offre privée
Hôpital (scénario prévisible) : lois qui visent à substituer à la notion de « service public hospitalier » celle de « missions de service public » qui pourraient être assurées par tous les établissements du secteur
• on laisse les hôpitaux se paupériser, les soins se dégradent, les plus aisés se tournent vers les cliniques (qui refusent de prendre en charge les plus pauvres et les pathologies les moins « rentables »), les plus pauvres restent à l’hôpital, l’écart de prestations (et de coûts : pathologies plus lourdes et moins « rentables » à l’hôpital) s’accroît
• ce qui est rentable est transféré au privé, on laissera au public les moins rentables (personnes âgées, pauvres, précaires, patho lourdes)
• les plus aisés vont finir pas ne plus vouloir payer pour d’autres qu’eux (« moins d’impôts ! »), les pressions sur le système hospitalier (réduction des sites, des coûts…) vont s’accroître
=> suppression à terme de services publics non rentables
=> développement parallèle de l’assistance (organisations caritatives)
=> fort essor des cliniques et « hôpitaux privés »
=> un système à 2 vitesses se met en place

Université (scénario prévisible)
• on laisse les universités de taille petite et moyenne (pluridisciplinaires) se paupériser, l’offre éducative et de recherche se dégrade, elles sont transformées en « collèges universitaires » (niveau L)
=> les étudiants plus aisés se tournent vers les universités de grande taille + grandes écoles + établissements sup privés
=> les plus pauvres restent dans les « collèges » (où on ne fait plus de recherche)
=> fort essor d’un enseignement sup privé
=> système à 2 vitesses, inégalités territoriales et sociales accrues

II. ­ Outils de mise en place des réformes
1) Pas de réforme avec tambour et trompettes mais une avalanche de réformettes : plus on bombarde l’adversaire de réformes, plus on l’affaiblit (il ne sait plus où donner de la tête, il est à la fois sur tous les fronts et nulle part)
Hôpital : loi hospitalière de 1991, ordonnances Juppé de 1996, plans "Hôpital 2007" puis "Hôpital 2012", et maintenant la loi HPST
Université : réformes (LRU, Pécresse, etc.) sur les conditions de gestion des U (décollégialisation), conditions de recrutement des EC et de gestion de leur carrière (fin du jugement par les pairs), conditions de formation des enseignants du primaire et du secondaire (assèchement concours de la fonction publique), éclatement CNRS, etc.

2) Pas de débat démocratique
- une phraséologie qui subvertit le sens originel des mots « réforme » = destruction service public
- une rhétorique bien rodée .
« le service public est en crise ! il ne fonctionne pas bien ! .
« nous sommes en retard sur les autres : il faut à tout prix rattraper ce retard » .
« regardez votre place dans les palmarès : on est trop bas, il faut remonter ! »
- un processus présenté comme inéluctable
- des décisions tranchées par des experts, un débat enclos dans l’espace technocratique
=> des réformes dont la logique d’ensemble ne se découvre que progressivement et dont l’éclatement nuit à l’organisation de résistances et d’une contre-mobilisation

3) Une logique de division
Outils ? * des calendriers différents : repères temporels différents. Exemple: Universités : 3 « vagues »
* une logique « dilemme du prisonnier » => jeux d’anticipations croisées sur ce que fait le voisin qui nuit à la coopération et à la solidarité> > Universités : « l’université d’à côté ne va-t-elle pas remonter ses maquettes de diplômes ? Dans le doute, remontons les nôtres »

4) Modalités concrètes de mise en œuvre SFR (acronyme de mon cru) .
on Supprime (les établissements, les activités, les emplois de fonctionnaires, via le non remplacement des départs en retraite).
on Fusionne (au nom de la lutte contre les « doublons », les services redondants…).
on Réduit (le périmètre d’activité, le nombre de services)
Hôpital : mise en place de « communautés hospitalières de territoire », qui permettront de mutualiser certaines fonctions ou activités.
Argument ? améliorer les coopérations locales et les parcours de soins
Universités : série de plans (PRES, pôle de compétitivité, plan Campus…) qui contraignent universités à « mutualiser » activités et services autour d’un seul et même pôle d’excellence.

=> ce sont là les préconisations de la vaste réforme qui affecte toute la fonction publique d’Etat, la RGPP (Révision générale des politiques publiques qui a été pensée par des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des experts en management et des responsables de cabinets de consultants) qui est mise en œuvre depuis 2009
=> inégalités s’accroissent, services publics qui contribuent pourtant à la productivité du pays sont de plus en plus affaiblis, et investissements attendus n’ont pas eu lieu (le désir de faire de l’argent pour de l’argent l’a emporté)

5) Des instruments d’action étatique à distance (relevant du nouveau management public)
Un exemple comptable et budgétaire
Hôpital : la « T2A », la tarification à l’activité
principe : hôpital réduit à un pourvoyeur d’actes de soins (critère privilégié : durée de séjour des pathologies)> > visée : réduire cette durée, éliminer les « soins » non rentables et trop coûteux en personnel (gériatrie, psychiatrie, soins palliatifs)
Université
avant on avait San Remo : qui prenait en compte des effets de taille, de coûts de fonctionnement différents par classe de formation
désormais on a « SYMPA » Logiciel "Système de répartition des moyens à la performance et à l’activité" (opérationnel depuis le 1er janvier 2009) : avec lui, on ne peut augmenter la masse salariale (le gouvernement agit à distance)
=> répartition de la dotation au prorata des étudiants (4 pondérations dont : inscrits, présents aux examens, ayant réussi, etc.) et des enseignants-chercheurs publiants.

6) Un exemple de technique incitative : le benchmarking (comparaison-émulation)
- Ça consiste en quoi ? à donner aux gens des moyens de se comparer constamment avec les autres et de mesurer les écarts entre sa position et celle des autres.
Ça va de pair :
. avec le développement des méthodes d’évaluation (reporting, emprunté au privé) : fixation d’objectifs, de critères, de délais, résultats, bilan, récompenses/sanctions + nouveau cycle d’objectifs-critères-délais-récompenses/sanctions, etc.
. avec un discours de valorisation des « meilleurs » et de stigmatisation publique des « médiocres »
- Pourquoi ça marche ? parce que c’est une forme douce de coercition
Hôpital : palmarès des hôpitaux
=> critères contestables (taux d’infections nosocomiales, de morts, etc.) qui ne tiennent pas compte des caractéristiques globales de la population des patients et du territoire
Université palmarès des « licences pro », des « masters », des « universités », palmarès de Shangaï (construit n’importe comment)
=> critères contestables qui ne tiennent pas compte des caractéristiques globales de la population des étudiants, des EC et des C


III. Conséquences : affaiblissement services publics
« Verticalisation » des deux systèmes
1/ mise en place d’exécutifs forts qui rendent des comptes directement au gouvernement,
=> le directeur d’hôpital rend des comptes au directeur d’agence régionale de santé qui rend des comptes à la ministre
=> le président d’U rend des comptes au recteur qui rend des comptes à la ministre> > 2/ pas de contre-pouvoirs
Une bureaucratisation croissante
renforcement des pouvoirs administratifs au détriment des « professionnels »
Hôpital renforcement des exécutifs locaux : directeur de l’UNCAM, des hôpitaux, des ARS (hauts fonctionnaires révocables par le gouvernement)
personnification du pouvoir : le directeur de l’H en devient le seul et unique « patron »
Université renforcement et personnification des exécutifs locaux : président, staff rapproché, direction administrative des composantes…
personnification du pouvoir : le directeur de l’U en devient le seul et unique « patron »

Vers l’extinction de la fonction publique
1/ suppressions de postes (départs en retraite non remplacés)
Hôpital 20 000 emplois menacés sur toute la France. Rien que l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) : 1 000 emplois doivent disparaître en 2009.
Universités - 1 090 postes
2/ précarisation embauches sous statut précaire (CDD) : bon instrument pour rendre les gens dociles
Universités : externalisation et disparition progressive des administratifs de catégorie C (par ex. dans la restauration)
3/ rémunération à la « performance »
Hôpital article 10 du projet de loi HPST crée un nouveau statut contractuel pour les médecins exerçant à l’hôpital : part de rémunération variable liée à la réalisation d’objectifs financiers Universités ça commence : chaires d’excellence, primes accordées par le président, etc.

Conséquences négatives à long terme
Vision court-termiste. Or à long terme :
Hôpital : réduction de l’offre sanitaire à la population (qualité, diversité, sécurité)> > Universités : réduction de l’offre d’enseignement et de recherche (qualité, diversité, accès quasi gratuit : hausse prévue des frais d’inscription)

mardi 21 avril 2009

Désobéissance(S)

APPEL du 21 AVRIL des ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE

A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.

Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !

L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il n’est pas fatal que cette heure sonne.

C’est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :

· les enseignants du primaire à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.

· les syndicats à reprendre à leur compte le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d’éducation.

· les parents d’élèves à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l’autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.

· les citoyens à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l'avenir de l'enseignement public, de la maternelle à l’université.

· les élus à s’engager instamment à défendre l'intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.

Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l’insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.

Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.

La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !

Mouvement des enseignants du primaire en résistance
fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html

mercredi 1 avril 2009

Vous avez un message...

Ce courrier là est un bijou!
Vous trouverez l'original sur plein de sites, notamment sur celui là: http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1716

Je vous retranscris cette lettre...

Monsieur l'Inspecteur,

J'ai bien reçu votre courriel du 27 courant à 8h50, au sujet du droit d'accueil concernant le mouvement de grève du 29 janvier 2009.

J'ai pris bonne note que dans 4 groupes scolaires les grévistes dépassaient les 25%. Les services municipaux étant touchés également par le mouvement de grève, n'ayant qu'une seule dame de service à l'école Gambetta qui n'est pas gréviste et au total plus de 90% du personnel communal absent à cette date, nous sommes donc dans l'incapacité d'assurer quelque service d'accueil que ce soit.

Par ailleurs, vous connaissez ma position sur cette loi qui demande aux voisins de régler ces propres conflits de couple ne m'agréé nullement.

Mais dans la même optique, je vous saurai gré de bien vouloir de m'adresser par retour une liste d'enseignants, de personnel de l'Education Nationale non grévistes le 29 janvier 2009 et qui pourraient assurer la continuité du service public en venant tenir les guichets de la mairie, fabriquer les repas à la cuisine centrale, mettre les couverts, servir les enfants, faire la vaisselle et le nettoyage.

Je pense bien évidemment que vous n'aurez aucun mal à trouver ce personnel compétent pour que je puisse assurer la continuité du service public.

Dans le cadre du droit d'accueil, si j'avais un début de liste à faire et à vous soumettre, je mettrai:
-Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale de Douai-Waziers
- le personnel de l'Education Nationale de Douai-Waziers
- le personnel RASED
- Monsieur le Sous-Préfet de Douai...

et pourquoi pas Monsieur le Préfet de Région!

Et pour changer les couches Monsieur Darcos, Minsitre de l'Education Nationale.
Je pense que l'ensemble de ces personnes sont parfaitement qualifiées pour exercer le droit d'accueil dans les écoles de Waziers.

J.MICHON, Maire de Wazier, Conseiller Général du Nord.

lundi 9 mars 2009

A l'attaque!

Ce soir, à la tannière, on a préparé les munitions...
Cause: fermeture(s) diverses et variée(s) sur l'école

Armes: 1 tract original, 1 photocopieuse, 1 massicot

Objectif: distribuer un maximun de tracts et faire passer nos inquiétudes auprès du plus grand nombre de parents
Et pour ça, on va se retrousser les manches demain!

En images, ça donne de beaux tracts (merci Jack de Danger Ecole ;) )


Un Grincheux à fond sur le massicot

Une photocopieuse avec un coup de chaud

Maintenant, y a plus qu'à....

dimanche 15 février 2009

J'ai la nausée...

J'ai la nausée, mais aussi la colère qui monte quand je lis ça:

Xavier Darcos persiste et signe. Alors que les présidents d'université lui ont demandé de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, le ministre de l'Education Nationale a affirmé qu'il n'y avait « aucune raison aujourd'hui objectivement [de le faire]. D'ailleurs, a-t-il poursuivi, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela" ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd'hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi, n'est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n'ai pas absolument besoin d'entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j'ai besoin. Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai. Après, chacun nous suit, ou pas. »

Moi je et le reste on s'en fout....
Ces propos traduisent encore un fois un profond mépris du corps enseignant dans son ensemble et un manque de respect.
Ca donne juste envie d'entrer dans une opposition encore plus dure... Quelle forme va-t-elle prendre? Je ne sais pas encore...

Pour commencer, aller signer la pétition qui se trouve là:
http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43

Et si vous avez vraiment envie de l'entendre de vive voix, vous pouvez aller là:
http://www.rmc.fr/edito/info/70932/darcos-aucune-raison-de-repousser-la-reforme/

Voilà, c'est tout pour ce soir... le pire est sûrement à venir...

vendredi 13 février 2009

Formation des futurs enseignants

Parce qu'il faut que soient connus les véritables enjeux des réformes en cours, nous vous proposons régulièrement la lecture d'articles, souvent trouvé sur le net (parce que faut pas déconner non plus, parler du fond des réformes, ça intéresse personne... les enseignants, c'est sympa quand ils portent des gilets jaunes ou quand ils lancent des chaussures!)...

Donc un article de plus, du Monde.

Formation des professeurs : parents d'élèves, si vous saviez...

Le projet de réforme de la formation des maîtres entraînera un dramatique recul pour notre école publique. Qu'on en juge !
Aujourd'hui, après la licence et une année de préparation du concours, les lauréats ont le statut de professeur stagiaire. Ils sont rémunérés durant leur cinquième année d'étude et leur formation se déroule en alternance dans des écoles internes d'universités, les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et dans des établissements scolaires. C'est ainsi que les futurs professeurs des écoles se voient confier des élèves, en pleine responsabilité, lors de stages occupant un tiers de l'année, dans trois classes différentes.

Ce n'est pas parfait. Cette formation est trop courte, elle souffre d'une insuffisante prise en compte des gestes professionnels, d'une trop faible articulation entre la pratique et les apports qui l'éclairent (savoirs disciplinaires, didactique, pédagogie, psychologie, sociologie, histoire de l'école...). Nous ne nous satisfaisons donc pas du statu quo : il faudrait concevoir une formation professionnelle plus longue, qui donne toute sa place à la formation universitaire et joue à fond la carte de l'alternance.

Fallait-il donc rayer d'un trait de plume le système actuel, sans aucune évaluation préalable, et le remplacer aussi vite par un autre, différent et sans équivalent ailleurs ? Qu'il faille dispenser une formation disciplinaire de large spectre aux futurs enseignants dans les deux années suivant la licence pour les rendre capables d'intégrer de nouvelles connaissances dans leur enseignement tout au long de leur carrière, cela fait consensus. Qu'il faille renforcer leur formation sur les plans didactique et pédagogique, cela aussi est incontestable. Et que l'on reconnaisse ce plus haut niveau de formation par la délivrance d'un master en est une suite logique. Mais la condition impérative pour que cela soit possible, c'est le maintien de la formation par alternance.

Or ce n'est pas du tout ce que prévoit le nouveau dispositif, applicable dès septembre.
Pendant leur formation, les étudiants ne disposeront au mieux que d'un mois de stage pour s'exercer au métier, mais tous n'en bénéficieront pas car il n'est pas obligatoire d'en prévoir dans le cursus. Et comment le pourrait-on quand le ministère promet 40 000 stages pour... 150 000 étudiants ? Heureusement d'ailleurs pour les rectorats, bien incapables de répondre à la demande, notamment dans les académies qui ont le plus de candidats.
Et même quand les étudiants auront un stage, leur obsession légitime sera de réussir le concours : ses épreuves se situent en janvier et juin de la 2e année de master. Et il est évident que leur préparation empêchera aussi de s'engager dans les recherches qu'exige le mémoire de master.
Ensuite, après cette "formation", les débutants devront assurer seuls, sans accompagnement véritable, un enseignement à plein temps à l'année. Ainsi le professeur des écoles qui aura fait un stage d'un mois (dans le meilleur des cas) au CM1 pourra se voir confier, sans expérience préalable, un CP ou une classe de maternelle ! Et le jeune professeur de maths ou d'histoire qui aura pu s'entraîner quelques heures (mais pas toujours) dans une classe de 1re devra enseigner d'emblée à cinq ou six classes allant de la 6e à la 3e dans un collège de banlieue ! Premiers pas inoubliables dans le métier...

Donnerait-on le permis de conduire à des candidats qui n'auraient jamais pris le volant ? Que dirait-on d'une formation d'infirmières qui apprendraient dans les livres à faire les piqûres ? C'est pourtant ce que le ministère s'apprête à décréter. Les conséquences sont hélas prévisibles : les débutants auront du mal à gérer la classe et, malgré eux, ils mettront souvent leurs élèves en difficulté. Les inspecteurs et les chefs d'établissement seront submergés de plaintes, le pourcentage de démissionnaires augmentera, on créera des "cellules de soutien psychologique"...
Cette réforme réussit par ailleurs le tour de force de susciter simultanément de légitimes inquiétudes quant au niveau de maîtrise des disciplines par les futurs enseignants, notamment en raison d'une conception hybride des épreuves des concours.
La réduction de leur nombre (pour faire des économies) empêchera de s'assurer que les lauréats maîtrisent bien les savoirs et compétences nécessaires pour enseigner les disciplines scolaires. Le comble est atteint avec le concours de professeurs des écoles, qui n'aura plus d'épreuve pour vérifier de façon fiable leur capacité à enseigner le français !
Enseigner est un métier qui s'apprend, et qui s'apprend continûment, en même temps qu'une fonction sociale qui exige une permanente mise à jour des connaissances. Or, non seulement le projet ne dit rien de la formation continue des professeurs du secondaire, déjà si restreinte, mais il la met en péril dans le primaire. En effet, actuellement, les professeurs des écoles peuvent bénéficier de la formation continue parce que, lors des stages de formation initiale, leurs jeunes collègues les remplacent dans leur classe. En divisant par trois la durée de ces stages, on anéantit la formation continue. On tourne le dos aux conditions du progrès de l'école.


La logique globale semble d'abord budgétaire : la suppression du statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré équivaut à un plan social de 20 000 postes. Ce sera aux familles de payer les études... Du moins, celles qui le pourront. Cette logique est injuste.
Mais le projet met aussi à mal l'égalité territoriale. Le caractère national des concours est fragilisé, dans les départements ruraux, l'existence des sites IUFM installés dans les anciennes Ecoles normales est menacée et le gouvernement a engagé les universités dans une concurrence sauvage : on ne peut plus être sûr qu'on formera les mêmes enseignants d'une région à l'autre ou au sein d'une même région tant les conceptions du métier varient d'un projet à l'autre.

Est ainsi en train de se rompre le lien consubstantiel établi depuis Jules Ferry entre l'école, les maîtres et la République, celui d'une formation définie et maîtrisée par l'Etat. Nous assistons à la dénationalisation de la formation des maîtres, le coeur de l'école publique. Pourquoi les citoyens ne sont-ils pas informés de cette réforme essentielle ? Pourquoi le Parlement n'en est-il pas saisi ?
Depuis l'automne, ce projet fait l'unanimité contre lui. La plupart des universités ont demandé un moratoire pour permettre que s'engage une négociation sérieuse autour d'une vraie réforme, plus nécessaire que jamais, à un moment où le métier est de plus en plus difficile. Mais elles ne sont pas entendues.
Pour l'instant, cette obstination a un résultat évident : la pagaille dans le monde universitaire. Le retour des projets de master est imposé pour le 15 février, mais les dernières précisions du ministère datent du 15 janvier et les textes officiels sur les épreuves des concours ne sont toujours pas parus...

Que faire devant tant d'irresponsabilité et tant d'irrespect envers les acteurs de la formation ? Au regard des délais, il n'y a plus d'autre solution : les parents d'élèves, appuyés par les parlementaires et les élus locaux attachés à la qualité de notre école, doivent demander l'arrêt d'urgence de ce train fou. Nous en sommes convaincus, le gouvernement devra alors cesser de s'entêter et retirer sa "réforme", maintenir une année de plus les concours actuels, prendre le temps d'évaluer l'existant et organiser l'indispensable négociation. C'est l'esprit républicain et c'est le simple bon sens. Mais il faut agir vite.

Sylvie Clabecq, professeur IUFM Pays de Loire, université de Nantes ;
Guy Couarraze, président de l'université Paris-Sud-XI ;
Claudine Garcia-Debanc, professeur des universités, IUFM de Midi-Pyrénées, université Toulouse-II-Le Mirail
Sylvain Grandserre, professeur des écoles, directeur (Seine-Maritime), prix Louis Cros 2007 ;
Hervé Hamon, écrivain, auteur de "Tant qu'il y aura des profs" et éditeur ;
Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves de l'école publique ;
Philippe Joutard, historien, ancien recteur ;
Jean-Pierre Kahane, mathématicien, membre de l'Académie des sciences ;
Georges Molinié, président de l'université Paris-IV (Sorbonne) ;
André Ouzoulias, professeur agrégé, IUFM de Versailles, université de Cergy-Pontoise ;
Sylvie Plane, professeur des universités, IUFM de Paris, université Paris-IV.


jeudi 12 février 2009

CTPD

CTPD encore un truc barbare...
CTPD = Commision Technique Paritaire Départementale où quand les syndicats, notre Inspecteur d'Académie (et consort) se réunissent pour décider des mesures de carte scolaire pour la rentrée, c'est à dire les ouvertures et fermetures de classe.

Pour la tannière, c'est tombé: Fermeture de classe. Net, tranchant, sans appel...

Si l'on s'en tient au chiffre, pas de contestation possible! Moyenne élèves/enseignant sans fermeture: 20 - avec fermeture: 22,5
En dessous d'une moyenne de 25 , pas de discussion possible.

Alors oui, on peut dire qu'avoir une moyenne de 20 élèves par classe, c'est peu. Que dans certaines écoles, ils sont jusqu'à 30 par classe, qu'il faut pas se plaindre, etc etc....
Mais bon on n'est pas obligé de tirer vers le bas et en ce qui me concerne, la "normalité" ce n'est pas 25-30 élèves par classe, mais plutôt 20 voire moins.

Et puis nous sommes en RAR, il y en a peu dans notre académie. Il y a bien une raison, notamment les fortes difficultés scolaires, sociales... La fermeture, c'est la réponse à ces difficultés?

La stabilité de l'équipe enseignante, son investissement dans le réseau, les projets mis en oeuvre pour les élèves... La fermeture, c'est l'encouragement à continuer?

Fermer une classe, c'est perdre un jour de décharge de direction par semaine. Au lieu de passer 2 jours par semaine au bureau pour régler les paperasses administratives, mais surtout pour rencontrer les parents, faire des équipes éducatives, rencontrer les partenaires extérieures à l'école pour travailler ensemble... La fermeture, c'est reconnaître le rôle essentiel de ce poste en RAR?

La livraison d'une centaine de logements pour la fin 2009, logements qui vont générer des inscriptions. La fermeture, c'est tenir compte de l'évolution du quartier de l'école?

La(es) fermeture(s), c'est une gestion comptable des écoles. E-CO-NO-MI-SER. Voilà le maître mot de notre entreprise "Education Nationale".
Le reste on s'en fout....

Par contre, attention à nous enseignants - fainéants, si on n'atteint pas les objectifs de réussite scolaire l'année prochaine.

Bref je suis en colère, et lasse...
Mais je ne baisse pas les bras pour autant... On vous tient au courant de cette nouvelle lutte et surtout je repasserai discuter avec vous effectifs de classe (parce qu'un peu marre quand même d'entendre les contre-vérités de Xavier...).

lundi 9 février 2009

Première nuit des écoles



Alors une nuit des écoles, ça ressemble à quoi?

Une nuit des écoles, c'est l'école ouverte et "occupée" par les personnes concernées par l'évolution (inquiétante) de l'école en particulier et du système éducatif en général.

Ces personnes, ce sont les parents d'élèves, les enseignants, les élus municipaux...

Tout ce petit monde se retrouve pour un moment convivial et citoyen.

Chacun amène un petit truc à boire et à grignoter, et on discute, on débat, on s'informe....

C'est ce qui s'est passé dans notre tannière vendredi soir. Cette nuit des écoles a été préparée au pied levé par les parents et les enseignants en début de semaine dernière...

Et ma foi, pour une improvisation, ce fut plutôt pas mal! Nous étions une bonne trentaine (peut être plus?), ce qui n'est pas trop mal! Nous sommes plus habitués à des réunions avec 3 pelés et 1 tondu...

Il me semble que ça a permis de créer ou renforcer les liens entre l'équipe enseignante et les parents. Et ça, ce sera un "plus" lors de futures mobilisations! Et puis certains parents, qui ne peuvent jamais venir aux réunions, du fait de leur travail, sont passés. Nous avons pu leur expliquer les raisons de nos inquiétudes.

Que du positif!

Les collègues de la tannière ont tous suivi, malgré la fatigue et les réunions à répétition... Et surtout malgré mes grognements (de plus en plus fréquents?)....

C'est sûr, vous n'en trouvez pas deux des équipes comme ça ;) !

En bilan: A REFAIRE! RDV au mois de mars....

jeudi 29 janvier 2009

Et alors pourquoi vous faites grève?????

Ouh làlà....

Bon vous êtes prêts? ça risque d'être long ....



L'essentiel ou plutôt la grosse inquiétude, c'est quand même ce démantèlement de l'école publique, cette volonté politique de la faire dysfonctionner pour mieux s'en désengager et l'enterrer.



Ceci se fait par petites touches, par de multiples attaques envers le monde éducatif.

Alors concernant l'école primaire (c'est ce que je maîtrise le mieux!):
- arrêt de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans (pourtant essentielle en zone difficile) et remplacement par des jardins d'éveil payants - moins de 3 ans aujourd'hui et après?

- suppression de 1500 postes d'enseignants spécialisés travaillant au sein des RASED (Réseau d'Aide aux Eleves en Difficultés) - ces enseignants sont formés pour aider au mieux les élèves en difficultés scolaires profondes et ce ne sont pas les 2h de soutien hebdomadaires que nous devons effectuer à présent qui combleront cette disparition.

- suppression de postes d'enseignants

- 2008 = nouveaux programmes + lourds (et je vous passe certains contenus suréalistes!!!) mais moins de temps de classe ( 24h devant la classe entière + 2h de soutien personnalisé au lieu de 26h)

- les évaluations nationales (mais là dessus vous savez tout)

- création d'une agence nationale de remplacement, en lieu et place des enseignants-remplaçants; donc on continue à privilégier la précarité, car il ne sera proposé que des contrats à durée déterminée payés aux alentours du smic à des personnes non-formées

- modification du recrutement des futurs enseignants: concours au bout de 5 ans d'études (master 2) et après le concours, direct devant une classe! Finie l'année de stage!
Déjà il faut pouvoir faire 5 ans d'études, financièrement parlant, sans aucunes garanties au bout! Ensuite, il faudra être prêt à se lancer !

- la menace qui pèse sur les associations complémentaires de l'Education - qui sont-elles? On trouve, entre autre:
L'OCCE, qui aide chaque école à gérer sa coopérative scolaire et à financer des projets.
La PEP, qui gère des centres pour acceuillir des séjours scolaires ou apporte une aide à domicile aux enfants malades.
La ligue de l'enseignement, et notamment l'USEP, c'est-à-dire les associatiosn sportives du premier degré.
Ces associations fonctionnent grâce à des subventions de l'état et grâce à des enseignants détachés. Mais aujourd'hui, les subventions baissent fortement et les enseignants retournent devant des élèves. Cela revient à leur petite mort ....

- création des EPEP ou Etablissement Public d'Enseignement Primaire -
il s'agit regrouper les écoles au sein d'EPEP qui seront dirigés par un conseil d'administration.
Au sein de ce CA, à égalité, municipalité, parents d'élèves, personnel enseignant et non-enseignant. Ce CA adoptera un budget, le projet pédagogique, le règlement, le recrutement du personnel non-enseignant...
Il ne s'agit pas d'un lointain mirage, non! C'est en route pour la rentrée prochaine: obligation de créer un EPEP pour les écoles de + de 15 classes et possiblité pour celles à partir de 13 classes.
Et alors me direz-vous?
Et alors c'est l'accroissement des inégalités, suivant la municipalité où l'on se trouve... C'est une gestion comptable des écoles: faire de gros groupes scolaires (parfois éclatés sur plusieurs lieux) qui ne favoriseront pas un approche humaine des enfants et les relations de proximité avec les parents, mais qui permettront des économies!!!
Enfin, c'est un désengagement de plus de l'Etat du système éducatif...

Education NATIONALE? Plus pour longtemps....

GREVE!!!





dimanche 18 janvier 2009

Evaluations CM2 suite....

Demain le coup d'envoi des "festivités"!

1 semaine de travail de perdue pour faire passer ces exercices...
Le niveau est dantesque! Et encore plus en ZEP....
Nous passons notre temps à essayer de remonter l'estime de soi de nos élèves ... autant vous dire que ce n'est pas avec ces évaluations que nous allons y arriver!!!

Petit rappel quand même des consignes syndicales:
- ne faire passer que les exercices correspondant à des notions travaillées en classe
- rendre compte des résultats uniquement aux élèves et aux familles
- ne pas utiliser le logiciel de l'administration pour faire remonter les résultats

En suivant ces consignes, les sanctions devraient être minimes voire nulles! Quoiqu'en disent certains inspecteurs....

Allez haut les coeurs et bonne semaine!!!!

samedi 17 janvier 2009

Jour de manif'

Aujourd'hui nous avons laissé petit ours brun et petite ourse brune chez papi et mamie et ................ nous sommes partis MA-NI-FES-TER!
Crier PAS CONTENT! PAS CONTENT! dixit petit ours brun

Nous avons retrouvé des parents de l'école et des collègues.... et ça fait du bien de voir que nous sommes pas tout seuls à nous démener pour sauver notre système éducatif!
On se raconte les derniers coups bas de notre ministre, les pressions de nos inspecteurs mais aussi la mobilisation et les actions menées dans d'autres écoles.
C'est ça l'ambiance des manifs!

Mais au fait PAS CONTENT pourquoi?
Alors en vrac.... les suppressions de postes / les menaces sur la maternelle / la création des EPEP / celle des agences de remplacement / les évaluations nationales / la suppression des RASED / les suppressions des postes pour les associations complémentaires de l'école / l'évolution de la formation des enseignants ....

Et j'en oublie sûrement!!!!

Comment ça j'exagère?!?!

Méfiez vous, c'est un service public de plus qui est en danger....