vendredi 10 avril 2009

Instit, un métier multiple....

Franchement, vous pensiez qu'un instit est seulement payé à enseigner, à transmettre des savoirs ?!?

Vendredi matin, le papa de Messi et Henry dans mon bureau...
Messi, en CM2, a du mal à se calmer en classe ou dans la cour. Pénible à la longue... Du genre, à jeter sous la table de la cantine le morceau de pain que je lui ai demandé de finir et à venir me montrer son plateau tranquillement, "J'ai fini, je peux sortir?"
Henry, en CM1,plus difficile quand même: il rackette quelques filles de sa classe pour des bonbons (apparemment il a commencé en CP!) et puis aime se "rebeller"! Puni à la cantine, il profite que je sorte pour se lever et filer en cours de récréation.

Assez énervée contre Henry, je décide de convoquer le papa dès le jour suivant afin de donner un second avertissement.
-les avertissements, c'est un peu LA dernière sanction donnée dans le bureau de la directrice avec l'enseignant, les parents, l'enfant; au bout de 3, le conseil des maîtres peut demander une exclusion temporaire. Alors dans les faits nous n'y arrivons pas aux 3 et puis nous n'avons pas le droit d'exclure. Il s'agit plutôt d'un couperet pour donner un poids encore plus solennel à l'avertissement. -

Le papa entre, s'assoit et commence à m'expliquer la version donnée par Henry à la maison (J'ai seulement mangé un bonbon dans la cour papa). Je rectifie vite les faits.
En face de moi, ce monsieur se décompose et se tasse littéralement sur son siège, baisse les yeux et tripote nerveusement ses clés de voiture.
Puis relevant le visage:
"Madame, s'il vous plaît, qu'est-ce que je dois faire maintenant?
- ...
(à ce moment précis, j'aurais pu en tomber à la renverse et surtout je range le second avertissement qui n'a plus aucune valeur)
- Il est très dur Henry, même son frère Messi en a peur, il le fait pleurer. On n'y arrive plus à la maison. S'il vous plaît...
- ...
- Non parce que j'ai essayé de le frapper, mais ça ne marche pas et en plus je n'aime pas ça.
- Bon voilà, on va déjà commencer par arrêter ça, ce sera mieux.
- Et puis les punitions je les donne mais je n'arrive pas à les tenir jusqu'au bout.
- Ah! Alors on va commencer par ça, les punitions! Il faut tenir, Monsieur, c'est important.
- Oui mais bon après il voit ses frères qui eux jouent et ça ne va pas.
- Oui mais il doit comprendre que s'il est puni c'est à cause d'une de ses bêtises et que ses frères, eux, n'ont rien fait! Il a une console de jeux Henry?
- Oui
- Bon, vous pouvez peut être le punir de console une semaine pour ce qui s'est passé à l'école et surtout ne pas lâcher, hein?!
- D'accord madame, d'accord! Merci madame, merci!
- Surtout il faut rester ferme, hein?!
- Oui oui madame. Je reviendrais vous voir à la rentrée.
-D'accord.

Conseillère en éducation parentale aussi....

dimanche 5 avril 2009

Histoires familiales

Mon frère me parlait de ce que nous rapportions sur nos élèves, que cela pouvait être un peu caricatural dans l'image d'une ZEP.
J'en ai tout à fait conscience.
Nous racontons en 1er, c'est certain, ce qui nous interpelle, nous choque; mais c'est aussi un parti pris, car je me fais souvent la réflexion suivante: une personne ne travaillant pas dans ces zones difficiles (et encore, il doit y en a de bien pire que la nôtre!) ne peut pas savoir dans quelles misères sociales, économiques, affectives vivent nos élèves!

Quelques exemples d'histoires familiales...

La maman de Thierry vient le réinscrire à l'école (oui il a déjà passé 2 mois dans notre école, puis ses parents se réconciliant il est reparti et le voilà qui revient car ses parents, décidemment, ça ne colle plus).
La maman me parle de sa nièce Dora. Cette dernière a apparemment voulu se suicider, et c'est son cousin Thierry qui l'en a empêché (elle voulait se jeter sous une voiture). La raison de ce geste: des garçons l'insultent à l'école.

Bon... Je dis à cette maman que nous irons parler à sa nièce, mais quand même se jeter sous une voiture pour des insultes, il y a peut être autre chose.

Son maître, Mister Chocolate, va parler à Dora. Et voici sa version:
Dora s'est disputée avec sa maman, elle a craqué et est partie de chez elle pieds nus, a bien pensé à se mettre sous les roues de la voiture mais...
M.Chocolate: - Mais explique moi comment vous vivez à la maison?
Dora: - Il y a papa et maman, ils sont séparés, maman dort dans le salon en attendant de trouver un autre logement. Thierry et sa soeur, moi et mon frère.
M.C. :- Il y a combien de chambres chez toi?
D. :- 2. Tous les enfants, on dort ensemble.
M.C. :- D'accord...
D. :- Dans la seconde chambre...parce qu'en fait la maman de Thierry, c'est ma tatie et ma belle-mère aussi. Donc dans la seconde chambre, c'est papa et tatie.
M.C. : -Ah....

Et ces 2 gamins là, par rapport à ce qu'ils vivent, ce ne sont pas les plus difficiles!

Sinon, dans ma classe, j'ai une petite fille dont le papa est sorti de prison il y a un an et des jumeaux élevés par leur grand-mère paternelle, car leur maman ne veut pas s'occuper d'eux et leur papa est en prison.

Et puis il y a Kamel, qui a décidé qu'il n'apprendrait pas à lire tant que son père ne s'occuperait pas de lui.
Son papa est parti de chez lui, s'est remis en ménage avec une femme dans la cité et a eu un fils avec elle qu'il a appelé ... Kamel.
Sa maman a refait sa vie avec l'ex-mari de sa voisine de palier et a accouché de son 5e enfant.

Voilà... ça ne sert à rien que je vous raconte tout!
Et puis nous avons aussi des familles stables, solides, des parents présents pour leurs enfants.
Tout se mélange! C'est juste que par chez nous, beaucoup de difficultés sont concentrées. Nous travaillons avec et essayons d'amener ces élèves le plus loin possible... même si nous ne sommes pas dupes: ils ne partent pas avec les mêmes chances.

Je ne cherche pas durcir la caricature, juste à dire que si certains faits choquent ou laissent perplexes, derrière il y a souvent une difficulté ou un manque...

30 ans!

Ours a eu 30 ans mardi dernier; un petit apéro s'imposait donc à la tannière vendredi midi....
Mais on ne fête jamais son anniversaire "traditionnellement" chez nous...

La preuve en images:

alors là, ce sont les chaises de ses élèves...



pas de craintes, sa classe est juste à côté!

Pour tout à fait complète, OURS a été très gâté: tout plein d'herbes aromatiques, qu'il a plantées tout ce WE! Merci ... encore ;)

jeudi 2 avril 2009

Alain Refalo

Parce que nous aussi nous sommes des désobéisseurs, et que pour l'instant, nous n'avons eu à subir "que" des pressions morales, et pas encore financières...
Parce que nous aussi nous refusons de participer au démantelement de l'école publique...

Je vous retranscris la lettre d'Alain Refalo, instituteur désobéissant... Son témoignage donne un apercu de l'esprit actuel "Education Nationale".
Petit geste de soutien ...
Vous pouvez aussi aller sur ce site
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html


Mr Alain REFALO Colomiers, le lundi 23 mars 2009
Ecole Jules Ferry
Allée des Fenassiers
31770 COLOMIERS


Inspection de l’Education Nationale
17ème circonscription de la Haute-Garonne
Place Joseph Verseilles
31770 COLOMIERS


Objet : Monsieur l’inspecteur, soyez loyal, mais non servile !

Monsieur l’inspecteur,

Mardi 10 mars, pour la cinquième fois depuis le mois de novembre, vous êtes venu dans ma classe pendant une heure sur le temps de l’aide personnalisée. Et pour la cinquième fois, vous avez pu constater que je faisais bien ce que je vous avais écrit le 6 novembre, à savoir une activité théâtre pour tous les élèves, avec l’accord explicite des parents. Combien de visites de contrôle vous faudra-t-il encore pour vérifier que je ne mets pas en œuvre le dispositif de l’aide personnalisée dans le temps extra-scolaire ?

Je viens de recevoir votre troisième rapport de visite. J’avais souligné dans votre premier rapport du 12 décembre les inexactitudes qu’il contenait, tout en acceptant le constat de désobéissance. Vous ne m’avez pas répondu sur les points que je contestais. Je n’ai pas estimé utile de réagir à votre deuxième rapport puisqu’il m’a été communiqué le mercredi 21 janvier lors de l’audience à l’Inspection Académique, audience au cours de laquelle il m’a été signifié une sanction financière sous la forme d’un retrait de salaire deux jours par semaine à compter du 5 janvier.

A la lecture de ce troisième rapport, je crois de mon devoir d’attirer votre attention sur ce que je considère comme une attitude inacceptable vis-à-vis d’un instituteur de la République. Je suis profondément scandalisé par vos commentaires qui vont au-delà de la mission d’observation qui vous a été confiée.

Je cite : « A l’issue de ce nouveau contrôle, je constate que Mr Refalo ne s’applique toujours pas dans son service d’enseignement à mettre en œuvre les conditions nécessaires permettant de dispenser véritablement une aide personnalisée aux élèves de sa classe rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 13 janvier).

Je cite : « Cette attitude délibérée manque désormais totalement à ses devoirs professionnels (c’est moi qui souligne), en qualité de professeur des écoles et atteste d’un refus caractérisé de remplir correctement la mission qui lui est confiée auprès des élèves ». (rapport de visite du 13 janvier)

Je cite : « Au terme de cette troisième visite, je constate que malgré mes rappels et recommandations réitérés, et ce dans une volonté clairement communiquée de vous convaincre du caractère inadapté de votre attitude professionnelle (c’est moi qui souligne), tant vis-à-vis de vos devoirs et obligations de fonctionnaire que vis-à-vis de l’intérêt même des élèves et des parents de votre classe, je constate et prends acte de votre nouveau refus de faire évoluer d’une quelconque manière la position que vous avez prise ». (rapport de visite du 10 mars)

Je cite : « Ces dispositions maintenues contribuent autant aujourd’hui que précédemment à perturber le bon fonctionnement de l’école, à mettre en cause la cohérence et l’image du service public auquel vous appartenez (c’est moi qui souligne) et auquel vous vous devez d’apporter votre entière contribution professionnelle. » (rapport de visite du 10 mars)

Je cite : « Au vu du nouveau constat de ce jour, je ne peux que conclure à votre refus réaffirmé de ne pas vouloir vous conformer aux obligations de service qui sont les vôtres en qualité de professeur des écoles » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 10 mars)

Je récuse absolument les jugements sans appel que vous croyez pouvoir porter sur mon travail d’enseignant, qui n’ont d’autre visée que de le discréditer et de le stigmatiser et qui, en définitive, voudraient me déconsidérer et me déshonorer. Les propos accusateurs que vous tenez à mon encontre sont totalement excessifs, outranciers, in-justifiés, in-sensés, in-acceptables. Ils procèdent d’un acharnement vraiment déraisonnable à vouloir me dénigrer.

L’ensemble de ces commentaires vise à instruire une culpabilisation de l’enseignant en essayant de le convaincre qu’il fait mal son travail, qu’il nuit à ses élèves et au fonctionnement du service public. Il s’agit d’une forme de pression morale qui ne peut que chercher à déstabiliser l’enseignant qui s’efforce de raisonner, de penser et d’agir pour ne pas être complice du démantèlement du service public d’éducation. Les enseignants, y compris les enseignants désobéisseurs, ont droit à être respectés dans leur intégrité professionnelle. Par ces jugements que vous portez sur mon travail, à contre-pied de l’ensemble des rapports que mes inspecteurs ont produits depuis le début de ma carrière, vous me condamnez sur le plan professionnel et vous alimentez les éléments à charge qui permettent à l’inspecteur d’académie de prendre des sanctions par ailleurs totalement disproportionnées.

A aucun moment, à l’occasion de vos visites, vous ne vous êtes intéressé à l’ensemble du travail que j’ai mis en œuvre dans le cadre des 24h hebdomadaires obligatoires. Comment juger de la qualité ou de la « nocivité » d’un travail sur la base de l’observation d’un dispositif situé par ailleurs sur un temps extra-scolaire et soumis à l’approbation des parents ? Il s’agit là d’une grave dérive administrative qui ne peut qu’attiser notre révolte.

Pourquoi donc, Monsieur l’inspecteur, tenez-vous à exprimer autant de malveillance à mon égard ? Comment pouvez-vous vous refusez à ce point à comprendre le sens de ma démarche ? Pensez-vous vraiment que c’est en vous enfermant dans une attitude entièrement négative que vous favoriserez une issue constructive au conflit auquel vous devez faire face ?

Ces jugements sont d’autant plus inacceptables que je vous rappelle les faits suivants :
- Lors de votre première visite le vendredi 14 novembre, vous aviez envoyé un mail à l’école à 15h10 pour prévenir de votre visite à 15h30. Il se trouve que ce jour-là, à 13h30, j’ai du amener en urgence à la clinique ma compagne dont la grossesse arrivait à terme. Alors que l’examen n’était pas terminé, j’ai laissé ma compagne à la clinique pour retourner à l’école afin de pouvoir assurer à l’heure la séance théâtre. Les élèves avaient été répartis dans les classes en attendant mon retour. Compte tenu des circonstances, - votre visite impromptue et l’émotion légitime de mon aller-retour à la clinique - je vous ai demandé de reporter cette visite. Vous avez refusé et devant mon insistance, vous avez appelé au téléphone l’inspecteur d’académie qui vous a explicitement dit que je n’avais pas le choix. Chacun appréciera l’humanité de cette décision et de cette attitude alors que je n’étais présent à ce moment-là que par conscience professionnelle et que le bon sens aurait voulu que je reste auprès de ma compagne hospitalisée. J’ai donc rejoint mes élèves et vous avez assisté à la séance théâtre.
- Vous avez totalement justifié et approuvé, à l’occasion d’un entretien récent, la sanction professionnelle de l’inspecteur d’académie, à savoir le refus de promotion au grand choix que je méritais dans le cadre du tableau d’avancement du corps des professeurs des écoles. Cette sanction professionnelle faisait suite à la décision prise quelques jours auparavant de me sanctionner financièrement. Alors qu’en droit français, la double peine n’existe pas, vous considérez de surcroît qu’il ne s’agit pas d’une « sanction ». Selon vous, la promotion devait m’être refusée car le contraire aurait été un encouragement à la désobéissance ! Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans le déni de la réalité et l’allégeance servile à des décisions dont le caractère politique n’a échappé à personne ?


Au vu de ses éléments, je considère désormais que le rapport de confiance professionnel qui devrait nous lier est rompu. Je vous informe donc que je ne souhaite plus votre présence dans ma classe à compter de ce jour, surtout s’il s’agit de constater une nouvelle fois ce que vous savez déjà et que j’assume pleinement. Je vous ferai gagner une heure sur votre temps précieux et mes élèves n’auront plus à me demander : « Pourquoi est-ce que l’inspecteur vient encore dans la classe ? »

Ces visites répétées dans ma classe, les différents rapports que vous m’avez transmis, vos justifications des sanctions financières et professionnelles qui m’ont été infligées constituent une forme de « harcèlement » moral et professionnel que je décide aujourd’hui de dénoncer en tant que tel. Je vous informe que j’ai décidé de m’adresser à un conseiller juridique pour faire valoir mes droits en la matière afin que cesse cette pression permanente qui, forcément, à la longue, porte atteinte à la sérénité de mon travail.

Monsieur l’inspecteur, j’en appelle à votre conscience, à votre responsabilité et à votre humanité. Cessez de trahir votre mission première qui est de soutenir et d’encourager les enseignants dans les classes. Refusez d’obéir à des ordres contraires à l’éthique de notre profession. Renoncez à écrire des rapports à charge qui ont pour objectif de discréditer un collègue. Ouvrez-vous au dialogue vrai sans vous réfugier en permanence derrière une argutie juridique déconnectée des réalités du terrain. Soyez loyal à votre hiérarchie, mais non servile !

Sachez, monsieur l’inspecteur, que le mouvement des enseignants désobéisseurs ne cesse de progresser. 2 650 enseignants du primaire sont en désobéissance ouverte et affichée. Il s’agit du plus important mouvement de désobéissance pédagogique que l’Education Nationale ait connu. A ce jour, la réponse de l’administration est soit de fermer les yeux (comme vous le faites pour un certain nombre de désobéisseurs sur la commune), soit de réprimer certains brutalement par des retraits de salaire et des refus de promotion. Cette incohérence témoigne que votre objectif n’est pas tant de savoir si les dispositifs que vous défendez sont réellement efficaces, que de vous assurez que l’ordre règne dans l’école par l’obéissance des enseignants aux injonctions de la hiérarchie et aux décrets absurdes du Ministère.

Ce mouvement ne faiblira pas, malgré les sanctions. Il est porteur d’une exigence éthique conjuguée à un volontarisme professionnel et pédagogique qu’aucun pouvoir ne pourra briser. Nous continuerons, avec le soutien des parents d’élèves, à défendre l’école publique, aujourd’hui menacée par des lois et des décrets scélérats. Nous ne faiblirons pas dans notre résistance. Plus vous nous sanctionnerez, plus nous désobéirons.

Notre mouvement n’est pas seulement un mouvement de contestation Il se veut également une force de proposition. Nous attendons que la porte du dialogue s’ouvre avec les enseignants en résistance afin que la raison et la sagesse aient le dernier mot dans l’intérêt du service public d’éducation que nous avons l’honneur de servir.

Je vous prie de recevoir, Monsieur l’inspecteur, l’expression de mes sentiments déterminés et respectueux.

Alain REFALO

Copie à la presse et publication sur le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

mercredi 1 avril 2009

Vous avez un message...

Ce courrier là est un bijou!
Vous trouverez l'original sur plein de sites, notamment sur celui là: http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1716

Je vous retranscris cette lettre...

Monsieur l'Inspecteur,

J'ai bien reçu votre courriel du 27 courant à 8h50, au sujet du droit d'accueil concernant le mouvement de grève du 29 janvier 2009.

J'ai pris bonne note que dans 4 groupes scolaires les grévistes dépassaient les 25%. Les services municipaux étant touchés également par le mouvement de grève, n'ayant qu'une seule dame de service à l'école Gambetta qui n'est pas gréviste et au total plus de 90% du personnel communal absent à cette date, nous sommes donc dans l'incapacité d'assurer quelque service d'accueil que ce soit.

Par ailleurs, vous connaissez ma position sur cette loi qui demande aux voisins de régler ces propres conflits de couple ne m'agréé nullement.

Mais dans la même optique, je vous saurai gré de bien vouloir de m'adresser par retour une liste d'enseignants, de personnel de l'Education Nationale non grévistes le 29 janvier 2009 et qui pourraient assurer la continuité du service public en venant tenir les guichets de la mairie, fabriquer les repas à la cuisine centrale, mettre les couverts, servir les enfants, faire la vaisselle et le nettoyage.

Je pense bien évidemment que vous n'aurez aucun mal à trouver ce personnel compétent pour que je puisse assurer la continuité du service public.

Dans le cadre du droit d'accueil, si j'avais un début de liste à faire et à vous soumettre, je mettrai:
-Monsieur l'Inspecteur de l'Education Nationale de Douai-Waziers
- le personnel de l'Education Nationale de Douai-Waziers
- le personnel RASED
- Monsieur le Sous-Préfet de Douai...

et pourquoi pas Monsieur le Préfet de Région!

Et pour changer les couches Monsieur Darcos, Minsitre de l'Education Nationale.
Je pense que l'ensemble de ces personnes sont parfaitement qualifiées pour exercer le droit d'accueil dans les écoles de Waziers.

J.MICHON, Maire de Wazier, Conseiller Général du Nord.

mercredi 25 mars 2009

Et alors?

Et alors? Et bien, ça c'est fait....

Reçue donc très courtoisement, à 17h30 pétantes par mon big boss et son adjoint.
Moi accompagnée de M.Ronfleur et Miss Lampion (2 représentants syndicaux).
"Ah! je vois que vous êtes bien accompagnée Mme Ourse" nous accueilla le big boss.

Mon big boss? Une main de fer dans un gant de velours, ou comment vous dire les choses très directement, en souriant mais bien droit dans les yeux.

Alors l'objet (le prétexte) de cette convocation: des photos que j'ai prise et diffusée à toutes les écoles du 1er blocage de l'école - bon ce n'était la chose la + maline à faire (j'ai fait buggé le serveur mail de l'Inspection Académique) mais prise dans mon enthousiasme... -
Bon les photos datent un peu de 3 mois et comme par magie, le big boss et son adjoint viennnent juste d'être mis au courant, par une personne bien intentionnée sûrement!
Donc petite leçon sur les dangers d'internet... puis en souriant rappel sur les devoirs du directeur d'école.

Ah! ces fameux devoirs.... Il va quand même falloir que je trouve le texte s'y référant et que je vous le fasse partager!

A ce moment là, Miss Lampion essaie de lui faire parler de ces obligations; mais le big boss n'en a pas envie et puis "Mme Ourse a bien compris de quoi je parlais", sourire entendu.

Je vous passe tous les bons mots...

En conclusion, le big boss pourra dire à la reine de la nuit qu'il m'a reçu et m'a (gentiment) sermoné.
Affaire close, on passe à autre chose (enfin j'espère!)....

Vous savez quoi? Mon dos commence à se détendre, si si je le sens!

Chère fine équipe, c'est promis les ennuis vont s'arrêter!
M.Ronfleur et Miss Lampion, merci pour cette fin d'après-midi ;).

Merci!!!

Prenez une directrice d'école qui en a plein le dos au sens propre comme figuré (j'ai eu un lumbago la semaine dernière); ajoutez y LA "fine équipe", ça vous donne.....



Et voici un beau Calamondin trouvé sur mon bureau à mon retour hier matin.

Encore merci à tous...

dimanche 22 mars 2009

L'école fait de la résistance

On sait bien, que nous ne sommes pas seuls à le penser, à le faire.... mais quand même ça fait du bien d'en voir, d'en lire qui l'asssume!

Ca risque de faire désordre de donner cet article du monde à mon big boss mercredi, non?

L'école fait de la résistance
LE MONDE 2 20.03.09 17h03


A l'évidence, la presse n'est pas la bienvenue. Une demande de reportage dans les écoles primaires de Rezé, petite ville paisible de la banlieue sud de Nantes, se solde sous vingt-quatre heures par une réponse sans appel. " Vous n'avez pas le droit d'aller dans l'école demandée. Ni dans aucune autre de la ville. Ni du département. " Visiblement, l'inspecteur d'académie de Loire-Atlantique ne tient pas trop à ce qu'on raconte qu'à Rezé, sur 140 professeurs des écoles, 80 sont des " résistants " déclarés. Qu'on en dénombre même plusieurs centaines dans le département – en France, ils sont quelque 2 000.

Qu'ils se disent " résistants ", " désobéisseurs " ou " objecteurs de réforme ", ces enseignants du primaire sont entrés en rébellion il y a bientôt un an pour les premiers. Tout fonctionnaires de l'éducation nationale qu'ils soient, l'exaspération est telle qu'ils refusent d'appliquer les instructions de leur hiérarchie. Malgré les retenues sur salaire qui frappent quelques-uns, de Paris à Marseille, malgré les lettres nominatives, ils s'obstinent à ne pas vouloir mettre en place, notamment, les deux heures hebdomadaires de soutien individualisé pour les élèves en difficulté. Dernière manifestation en date, selon eux, d'une volonté gouvernementale de démembrement du service public de l'éducation.

C'est donc chez un particulier que nous rencontrons une grosse poignée d'enseignants de Rezé. Ils sont d'âges, d'écoles et de syndicats différents mais se connaissent bien, habitent là pour la plupart et se sont initiés à l'action collective au début des années 2000, lorsqu'il a fallu se battre contre les sous-effectifs enseignants. Ils ont donc tôt fait d'entrer en résistance, toutes les écoles de la ville (sauf une) refusant dès avril 2008 d'envoyer à l'inspection leur projet d'organisation de l'aide personnalisée.

" A quoi en sommes-nous réduits ! " Au milieu de la rue, en soirée, alors que s'improvise pour nous une séance photo, ils pestent, ces professeurs " désobéisseurs " des écoles maternelles ou élémentaires, contre " une forte ambiance répressive ", contre ce " devoir de réserve " avec lequel on ne cesse de les " seriner ". Un collègue vient de recevoir un blâme pour avoir parlé à un journaliste au sein de son établissement. Un autre est poursuivi pour avoir bousculé un CRS lors d'une occupation de l'inspection académique.

Après avoir fait la tournée des écoles, déclaré à chaque équipe enseignante qu'elle était la dernière à ne pas avoir mis en place l'aide individualisée (" Malheureusement pour lui, on communique entre nous ! "), l'inspecteur de circonscription promet désormais des visites surprises pendant les heures prévues pour ce soutien. Les menaces de sanctions financières et administratives se font plus pressantes. Sans compter que, dans les écoles, la réforme a parfois semé la zizanie entre collègues. Bref, l'ambiance est tendue et la lassitude gagne.
" Désormais, tous les projets alternatifs au soutien individualisé que l'inspecteur de circonscription refusait en septembre, il les accepte, tout ça pour diminuer officiellement le nombre de désobéisseurs !, s'agace
Jean-Michel Soccoja, directeur d'école et enseignant en CE2-CM1. Deux heures à jouer aux échecs ou à faire du théâtre ? Pas de problème du moment que le prof est devant les enfants. " " On proposerait de construire une cave à vin, il accepterait ! ", lance une de ses collègues, qui provoque l'hilarité.

INORGANISATION MANIFESTE
Au plan national, l'histoire avec
Xavier Darcos avait pourtant bien commencé, lorsque le ministre de l'éducation nationale avait annoncé, en 2007, la fin de la classe le samedi matin pour la rentrée suivante. La perspective d'un vrai week-end avait réjoui nombre d'enseignants et de parents. Jusqu'à ce que les seconds s'aperçoivent que cette mesure populaire les privait de leur principale occasion de rencontrer les premiers. Jusqu'à ce qu'ensuite chacun se demande comment tenir les contenus des programmes en 24 heures de cours par semaine au lieu de 26.
De plus ou moins bonne grâce, les écoles ont cependant testé le dispositif d'aide aux élèves en difficulté qui s'ajoute au temps de la classe, à midi ou en fin d'après-midi. Seuls ou par petits groupes, les élèves bénéficient de quatre demi-heures de soutien. Dans son principe – donner plus aux enfants qui en ont le plus besoin –, l'idée pouvait séduire les partisans de l'équité. Las, dans la pratique, l'initiative lancée à la va-vite ne va pas de soi. Comment les enfants, qui ont du mal à se concentrer pendant les six heures d'une journée de classe classique – la plus longue d'Europe –, peuvent-ils avaler une demi-heure supplémentaire ? Les consignes varient selon les académies, l'inorganisation est manifeste, le résultat inégal. Tandis que certains maîtres trouvent leur compte dans ce tête-à-tête avec l'élève, d'autres ont discrètement oublié de recruter des candidats au soutien au deuxième trimestre. Les derniers, une minorité, se rebiffent et le revendiquent. Avec d'autant plus de conviction que ce dispositif d'aide personnalisée devait se solder par la suppression de 3 000 postes au sein des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased). La mise en cause de ce corps de professionnels spécifiquement formés a électrisé l'école et alerté les parents (lire ci-contre), au point de faire en partie reculer le ministère.A Rezé, les instits aujourd'hui résistants avaient parfois commencé le soutien en septembre. Bilan ? Un fiasco, tranchent-ils. Il y a tant d'effets pervers ! Dans les petites écoles, on s'invente des enfants en difficulté. Dans les grosses, on ne peut en aider qu'une petite poignée alors que toute la classe aurait parfois besoin de davantage d'attention. Comment choisir ?
Les parents arrêtent l'orthophoniste ou le pédopsychiatre parce que l'école, c'est plus important. Attendent une demi-heure dans la voiture à midi, avec frères et sœurs à l'arrière. Surtout, nous dit-on, l'actuelle organisation sur quatre jours, avec les nouveaux programmes, a enclenché une course contre la montre permanente. Plus le temps de parler aux parents. A midi, le soir, il faut vite lâcher les élèves pour aller dispenser ces cours supplémentaires. Plus le temps, non plus, de se concerter entre collègues, de développer un projet d'école. Déjeuners au lance-pierre, journées à rallonge… Les enseignants s'épuisent. Les enfants aussi.


Pascale Krémer et Martine Valo

samedi 21 mars 2009

Vider les écoles publiques pour mieux les supprimer....

Urgence petite enfance, urgence école publique,
les jardins d’éveil arrivent
Par Claude Barratier in LA GAUCHE REPUBLCAINE du jeudi 5 mars 2009

Les enfants de 2 ans, ne seront plus accueillis en maternelle, on sait que ce n’est pas un problème de « couches» pour évoquer le mensonge darcosien, car les petits ne sont admis en maternelle que lorsqu’ils sont « propres». L’objectif réel correspond aux engagements personnels du ministre en matière… religieuse.
A la rentrée, comme par hasard et grâce à une orchestration partisane de cette « réforme », s’ouvrent dans les écoles catholiques de France des jardins d’éveil appelés provisoirement classes relais pour les 2 ans. Ils seront financés par les Caisses d’Allocations Familiales, par les familles (on annonce 10 euros par mois), par les Mairies nombreuses qui maintiennent le financement facultatif des Agents spécialisés des écoles maternelles du privé. Les écoles publiques n’ouvriront pas ces classes à la rentrée.
Il y a là une discrimination visant à contraindre les parents à inscrite leurs enfants dans les écoles confessionnelles actuellement en perte de vitesse.
Une nasse de rabattage. Les écoles privées font déjà de la publicité pour ces classes pré scolaires mettant en avant des moments d’éducation élargis pour profiter du contact avec les enseignants des classes maternelles, dans le cadre du projet d’établissement. Pas une nouveauté : c’est ce qui existe aujourd’hui dans le public et le privé. L’idée est que les enfants restent ensuite dans l’école confessionnelle, ce qui permettra de supprimer dans la foulée des classes maternelles dans le public.
Nous devons donc nous tourner vers les communes pour riposter à la mise en place des jardins d’éveil dans tout le réseau des écoles catholiques : en en créant dans le public. Il faudra une ATSEM par groupe de 12 enfants de 2ans. Cela coûtera moins à la commune que ce que coûtaient ces enfants lorsqu’ils étaient admis à la maternelle.
En effet, actuellement les Caisses d’Allocations familiales participent à 55 % à ce type d’accueil, et les classes que le privé appelle relais avant qu’elles deviennent des jardins d’éveil, devraient entrer dans le subventionnement pour la rentrée : c’est sur les rails. Les CAF subventionneront en principe la part de chauffage, d’eau, d’électricité, le nettoyage, le matériel pédagogique et administratif, les personnels affectés à cet accueil et même la construction de locaux. Il ne serait ainsi pas onéreux du tout pour les Mairies d’assurer gratuitement cet accueil.
Devant leur carence, en attendant, le privé s’installe. Même la loi de séparation de l’église et de l’état qui interdisait les investissements sur fonds publics peut ici être tournée par l’utilisation des fonds publics sociaux des Caisses d’Allocation Familiales de notre Sécurité sociale.
Les propositions Tabarot (disponibles sur Internet), faites sur une commande du président de la République, prévoient un démarrage en septembre 2009. Un droit de garde opposable est en commande pour 2012 pour les 2 ou 3 ans, les familles pourront alors exiger les moyens de garde de leur Maire, qui risque de ne disposer que des réseaux privés pour y rabattre ses administrés. Il est clair qu’à terme, quand les CAF ne pourront plus payer, suite à des suppressions de cotisations sociales sur le travail, - les Mairies devront financer.
Il est prévu après 2012 d’étendre progressivement cet accueil aux plus petits, d’aller vers des solutions « crèche ». Tout cela risque fort d’exister plus dans des structures privées que dans des structures publiques.
Le piège est facile à déjouer : Nous avons tous un Maire, des Conseillers, de proximité. C’est sur ce terrain que nous pouvons provoquer un sursaut. N’oublions pas que le rapport Tabarot prône la mise en place de cet accueil dans les écoles maternelles. Mais il faut faire vite, la concurrence s’est préparée et a démarré.

Garder la foi

Vendredi, évaluation d'histoire, petit florilège...
L'an 0 : Kaméaméa :


Marge :


Et enfin, P'tit pimousse :


jeudi 19 mars 2009

J'aime quand....

J'aime quand je reçois un courrier à l'école, contenant ceci:
"Je vous informe que je vous recevrai à l'Inspection académique (...), pour affaire vous concernant, en présence de Monsieur ........, Inspecteur Adjoint, le mercredi 25 mars à 17h30."
Signé de l'Inspecteur d'Académie (mon grand chef en somme).

J'ai juste enlevé les noms et lieux, le message est brut.

La secrétaire ne peut/veut pas me dire pourquoi je suis convoquée.
Ca se passe comme ça à l'Education Nationale...

Et là, comment vous dire.... j'en ai un peu marre quand même et je me dis que c'est OURS qui a raison, on va aller élever des moutons dans le Larzac.

Ca vous dit de tout connaître de l'élevage de moutons?

mardi 17 mars 2009

Tabou

Roary joue au tabou (ce fameux jeu où l'on doit faire deviner un mot sans jamais le dire) avec Brandade.
Il tire la carte EQUITATION
"Euh ...c'est quand on est à la piscine."
Mister Chocolat s'asseoit.
B :"Nager"
"T'y es presque !!!"
"C'est comme quand on fait des relais mais dans l'eau"
B : "..."
Mister Chocolat glisse doucement sous la table.

Nouvelle carte : ELEPHANT
Roary : "Euh, éléphant, éléphant,éléphant..."
B : "Eléphant ?"
Mister Chocolat est sous la table.Se relève. Puis conte les points :
"Alors pour équitation tu as ...0 point. Quant à éléphant tu as ..... -1. Donc ...ça fait -1."

Roary ! la voiture de course
OURS

Ah! ces parents!

A la tannière, nous avons des mamans super-chouettes-méga-gentilles, pleines d'énergie et qui remuent ciel et terre pour dénoncer les mesures Darcos.
C'est important de sentir des parents derrière nous, même s'ils ne sont pas jamais assez nombreux.

L'inconvénient, c'est que parfois toutes ces mesures dont on nous innonde, ils ont du mal à les digérer et à bien les comprendre.
On ne peut pas leur en vouloir, pour des non-initités, c'est quand même un peu complexe...

Le hic, c'est quand devant un journaliste, une des mamans a expliqué trés sérieusement les raisons du blocage en cours: "Avec une fermeture, on va grimper à 20/25 élèves par classe. Bon d'accord en ce moment ils ne sont que 15 par classe mais....."

Et là on n'écoute plus ce qui suit le "mais", on se prend juste la tête dans les mains et on réalise que ce blocage vient de faire pschittttttttttttt (comme dirait l'autre....).

dimanche 15 mars 2009

Bonne semaine !

http://dangerecole.blogspot.com/

Etre fonctionnaire et obéir

Pour être tout à fait claire par rapport à mes mésaventures...
Tout fonctionnaire a un devoir d'obéissance hiérarchique: nous devons obéir aux ordres écrits et oraux de notre supérieur hiérarchique.
Pour les enseignants du 1er degré, il s'agit de l'Inspecteur d'Académie, qui tire lui-même ses ordres du ministère de l'Education Nationale.

Donc en fait, je ne peux pas dire NON ou merde à mon patron.
Nous le faisons à la tannière, mais à tout moment il peut y avoir des sanctions financières ou disciplinaires.

En modifiant l'organisation de l'aide personnalisée (j'y reviendrai) ou en refusant de faire remonter les résultats des évaluations nationales, nous sommes en désobéissance.
Si aucune sanction n'a été prise, nous en subissons tout de même les conséquences...

Lundi dernier, un père m'a signifié sa volonté de porter plainte contre la tannière pour "non-assistance à personne en danger" (vous expliquer la raison, je ne peux pas, je ne la connais pas moi même). Ce papa est parano et se sent persécuté par l'école. J'ai été cherché l'appui de ma hiérarchie (la reine de la nuit donc), sa réponse: recevoir seule ce papa. Non merci! Je souhaitais la présence d'une tierce personne dans ce semblant de dialogue avec ce père, pas un tête-à-tête avec ma supérieure où il pourra laisser libre cours à ses délires!
Donc je me suis débrouillée avec l'assistante sociale de la famille.

Mon entretien est une autre conséquence. En fait, cela ne ressemblait en rien à un entretien mais plutôt à un règlement de compte! Les 2 inspecteurs que j'avais en face de moi sont des copains de la reine de la nuit...
Maintenant l'entretien est digéré, on attend la suite: sera sur la liste d'aptitude ou pas?

Si cette histoire d'"obéissance hiérarchique" vous intéresse, allez sur le lien suivant lire l'article éclairant du café pédagogique:
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2009/99_obeissancehierarchique.aspx